De la session inter-capitulaire, Rome

Nous voici donc à Rome, déjà bien lancés dans le travail de cette session inter-capitulaire de deux semaines; tout a été bien préparé et à tous les points de vue. Combien sommes-nous? 89, plus les traducteurs; pas loin de la centaine, donc. Toutes les rencontres en grand groupe sont offertes en traduction simultanée en anglais, en français et en espagnol. Toutes les indications dans la maison sont en italien, comme le sont aussi tous les services de la maison.

Au plan physique, l’ « Aula magna », la grande salle du Chapitre, a été complètement revampée; je me souviens que des plans existaient déjà en 2014 lors du dernier Chapitre Général et que les rénovations étaient proches. Les changements sont vraiment majeurs, et il semble qu’ils étaient rendus nécessaires autant pour des raisons de sécurité (j’ai conclu que les mises aux normes n’existaient pas qu’au Québec…) que de fonctionnement. Du coup, comme le disent les Français, les bons vieux bureaux en bois avec un couvercle ont disparu et de nouvelles tables, équipées d’un système moderne de traduction (sans fil) vraiment très efficace, ont été installées; le seul petit problème, c’est qu’on est un peu à l’étroit pour se rendre à sa place (peu importe son volume je le précise…); autrement, ça va. La salle est claire et vaste; les traducteurs sont maintenant situés un étage plus haut (il faut dire que le mur élevé le permettait; on les voit par des fenêtres); et puis on retrouve les tableaux des Supérieurs Généraux sur les murs (ce qui me rappelle la galerie du sous-sol de la RDLS…).

Ces peintures étaient-elles là dans l’ancien aménagement? Franchement, je ne m’en souviens plus… Mais l’effet est bon, la salle pratique, et il va falloir s’habituer aux petits inconvénients de circulation, somme toute mineurs. Je suis certain que les salles offrant 140 places équipées d’un système de traduction simultanée et de votation sont rares, à Rome comme ailleurs. Voilà pour l’environnement intérieur! Pour ce qui est de l’extérieur, il a plu pendant deux jours, mais le soleil se pointe, magnifique.

La session a commencé par une cérémonie d’ouverture assez simple, qui a débuté dans le couloir menant à la chapelle; une bonne partie devait se passer dehors, mais le temps très pluvieux ne le permettait manifestement pas. Une fois dans la chapelle, particulièrement fraîche, ce furent lectures, chants et mots de circonstance; chacun s’est vu remettre une très jolie étoile en céramique, œuvre d’élèves d’une école des Frères.

Les repas sont bien, pris selon l’horaire suivant : 8 h pour le petit-déjeuner, 13 h pour le diner et 19 h 30 pour le souper. L’horaire de l’après-midi reprend à 15 h et va jusqu’à 30 minutes avant la messe, fixée chaque soir à 18 h 30. Un apéro après la messe est offert chaque soir par groupe linguistique; je choisis habituellement le groupe anglophone, constitué surtout, mais non exclusivement, de Frères américains; hier soir, je me suis joint au groupe francophone, où se trouvaient, en plus des Français, des confrères venant de divers pays d’Afrique, du Moyen-Orient et de la Pologne.

Je ne commenterai pas les statistiques (vous les avez reçues comme moi dans la journée de mardi), sinon pour dire que le nombre de Frères, présents dans 80 pays, diminue, et que le nombre d’élèves, grâce en bonne partie aux partenaires et aux associés, augmente chaque année : on l’estime présentement à 1 040 000; j’ajouterai aussi que, selon les données reçues, les femmes comptent pour 56% du personnel de nos œuvres.

Le thème qui nous a occupés hier, mardi après-midi, fut celui de l’Association. Même si le vœu d’association fut le premier prononcé par le Fondateur et les premiers Frères, la réalité de l’Association diffère beaucoup non seulement d’une région à l’autre, mais aussi d’un pays à l’autre. En fait, les différences sont majeures. Il serait intéressant de voir comment et dans quelle mesure cela se vérifie, mais mon mot d’aujourd’hui ne se prête guère à ce genre d’explications; il faudra y revenir, vu l’importance que ce thème revêt pour nous au Québec.

Aujourd’hui, mercredi, c’est le thème de la formation; un sujet pas très facile, mais important. Je fus le porte-parole du groupe francophone, après deux heures de discussions en ateliers. Cela touchait la pastorale vocationnelle, mais aussi la formation des formateurs, des collaborateurs et des Frères.

 

Florent

Rome, le 7 mars 2018

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