Série présence de Dieu: Claude Reinhardt

Une présence qui m’invite

Mon expérience lasallienne a commencé comme élève mais l’engagement comme “acteur” de la mission lasallienne a commencé lorsque, devant gagner ma vie pour payer mes études, j’ai été employé comme surveillant d’internat puis jeune enseignant dans mon ancienne école. Étant alors du côté des adultes, j’ai mieux perçu les motivations profondes et la source du zèle de beaucoup de collègues frères et laïcs, enseignants et éducateurs. La foi vivante mais discrète de ces personnes m’a révélé  la présence de Dieu en eux et m’a provoqué à une réflexion sur ma propre foi. À quoi le Seigneur pouvait-il bien m’appeler? Je décidai de faire une retraite tout seul dans un monastère cistercien. Pendant ce temps béni, au cours d’une longue prière silencieuse, seul en présence de Dieu, je crus comprendre qu’il m’appelait à la vie consacrée des Frères et je décidai d’entreprendre le discernement nécessaire.

Oui, à ce moment décisif de ma vie, comme à d’autres plus tard, j’ai senti que Dieu était présent et m’invitait.  Il m’invitait en toute liberté. Cette invitation perçue dans mon cœur allait forger une conviction et entraîner un engagement.

Une présence qui me conduit

Aujourd’hui, après des années comme Frère des Écoles Chrétiennes, je comprends la présence de Dieu  plutôt comme la conduite de Dieu à mon égard, pour reprendre les dernières paroles de Jean-Baptiste de La Salle. La conduite de Dieu est discrète et efficace. Comme les autres chrétiens, je crois en sa présence dans les sacrements de l’Église. Mais je la perçois de façon plus directe lorsque sa Parole dans l’Écriture vient au bon moment pour m’encourager dans les temps heureux et me relever dans les épreuves. Dieu a été présent aussi dans les missions qui m’ont été confiées.

La présence de Dieu sur nos visages et dans nos silences

La présence active de Dieu dans les cœurs, je l’ai reconnue chez les confrères et les amis fidèles, chez les collègues  qui servent les jeunes.  C’est une présence agissante même si elle n’est pas toujours nommée. Je l’ai aussi reconnue chez les jeunes qui ouvrent leurs cœurs à la Parole de vie et en sont transformés.

Oui, dans les tâches partagées de la mission éducative, j’ai ressenti la présence de Dieu sur nos visages, dans nos sourires, dans nos joies et nos peines, et aussi dans nos silences.

Dieu pour nous, Dieu en nous, Dieu entre nous.

“Soyons attentifs”! Voici un appel souvent répété dans la liturgie orthodoxe. Dieu est toujours présent. Si nous nous souvenons de sa sainte présence, c’est bien qu’Il est toujours là. C’est nous qui devons nous rendre attentifs.

Alors nous reconnaissons sa miséricorde pour nous, l’action de son Esprit en nous et sa présence aimante entre nous! »

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