Une courte rencontre, des vies transformées

“Une courte rencontre, des vies transformées”

Plusieurs adolescents, et j’en fais partie, ont été marqués profondément par une démarche que nous offrons à la Villa des Jeunes (VDJ), le Relais-Jeunesse. Lors de ces 24 heures de ressourcement, nous allons puiser au cœur des sujets préoccupants que vivent les jeunes de cet âge en parlant entre autres de nos masques, de nos sentiments, de notre relation avec nos parents, etc. Ensuite, ceux et celles qui le désirent, peuvent participer à la suite nommée la Traversée. Après leur passage à l’école secondaire, il n’y avait aucune activité offerte aux jeunes adultes en soif de connaissance de soi et de spiritualité. C’est pour cette raison que l’idée m’est venue de créer un comité pour les jeunes de 17 à 25 ans qui désirent s’impliquer à la VDJ. C’est ainsi que le Clan des anciens est né!

Il est important de mentionner qu’en 2 ans et demi, le nombre d’anciens dans le comité est passé de 15 à 40 jeunes qui veulent rester en contact avec nous pour vivre différents projets. Le Clan des anciens concorde parfaitement avec la mission de Jean-Baptiste de La Salle. Mon objectif, à travers ces implications, est de toucher le cœur des jeunes pour les aider à évoluer humainement et spirituellement. Les membres du comité, en plus de s’investir bénévolement dans l’organisme, sont invités à plusieurs événements qui leur permettent d’œuvrer entre autres auprès des enfants pauvres.

Avec un jeune ancien voulant faire un stage scolaire dans notre milieu, j’ai préparé un 24 heures de ressourcement spirituel pour les membres du “Clan” afin de leur donner l’occasion de recharger leurs batteries entre la fin de session scolaire et le début des festivités de Noël. Le 20 et 21 décembre dernier, nous avons reçu 15 jeunes désireux de prendre un temps d’arrêt et d’intériorité. La première édition de cet événement a été un franc succès. C’est une tradition que nous voulons maintenant instaurer chaque année.

Les membres du comité sont à l’aise ensemble, la fraternité est au cœur de la rencontre et le sentiment d’appartenance est très présent. Ceux qui sont impliqués depuis le tout début se donnent la responsabilité d’intégrer les nouveaux qui se sentent alors instantanément à leur place. Lors de ces moments de rencontre, il se partage des confidences intimes et personnelles. Les anciens savent que ceux qui y participent sont sérieux, respectueux et qu’ils vivront le tout de manière confidentielle. J’ai énormément apprécié mon expérience, car j’ai été émue de voir les jeunes se livrer en toute confiance puis repartir heureux, en paix. Plusieurs adolescents réalisent, lors de leur passage à la VDJ, qu’ils sont aimés tels qu’ils sont. Aussi, plusieurs d’entre eux y découvrent le don précieux qu’ils ont en eux qui les oriente vers leur futur métier. Que ce soit en tant qu’éducateur spécialisé, travailleur social ou enseignant, plusieurs y trouvent leur voie. J’adore voir ces jeunes devenir des adultes conscients et épanouis. Ils deviennent ainsi des acteurs de changement et de bienveillance dans leur communauté. Plusieurs ont fait énormément de chemin dans les dernières années. Je les accompagne et Dieu les précède dans ce parcours de vie. Ce lien privilégié avec nos anciens est très enrichissant pour l’équipe, les Frères et l’organisme. Nous miserons sur le développement de cette collaboration dans les prochaines années!

Johanie Chabot, Animatrice


Témoignages de nos anciens

Sabrina Cloutier :

La Villa des Jeunes, c’est une expérience.

Que ce soit lors d’un Relais Jeunesse, une Traversée, les Écritures, le bénévolat avec les jeunes du quartier Saint-Roch ou les ressourcements avec le Clan des anciens, ce sont des moments gratifiants qui font du bien à chaque fois et c’est pourquoi j’ai toujours adoré m’impliquer pour la Villa des Jeunes.

L’équipe de la Villa occupe une place très importante dans chacune des activités nommées plus haut. Chaque personne a un rôle très important et c’est ainsi que j’ai pu m’épanouir dans ce milieu. Ils ont chacun leur manière de donner des conseils et c’est ce qui m’a permis de progresser durant les différentes étapes que j’ai vécu à la Villa. Par contre, l’équipe de la Villa, pour moi, ne s’arrête pas simplement aux animateurs qui nous aident à progresser. Les Frères, qui habitent l’endroit et qui nous permettent de vivre ces expériences tant gratifiantes, sont eux-aussi très importants, car ils amènent toujours une belle présence. Que ce soit lors des repas, lorsqu’ils viennent nous voir ou durant différentes étapes, toujours souriants, ils sont une présence réconfortante et la Villa ne serait pas la même sans eux.  

Le ressourcement le plus récent que j’ai vécu avec le Clan des anciens, du 20 au 21 décembre a été très bénéfique pour moi. Le fait de se retrouver avec la «famille» des anciens, ça m’a vraiment réconfortée. Je crois que j’avais besoin de penser un peu à moi et c’est à travers les différentes activités proposées que j’ai réussi à le faire. Le bloc sur les relations amoureuses a été un moment très marquant pour moi, car je me posais beaucoup de questions à ce sujet et je n’avais pas réussi à en parler à personne. J’ai pu partager ce que j’avais vécu au groupe et le fait d’avoir été écoutée, épaulée et conseillée, c’était vraiment ce que j’avais besoin en ce moment et je ne crois pas que j’aurais pu obtenir un aussi grand soutien ailleurs.

Il est difficile de résumer tout ce que la Villa des Jeunes a pu m’apporter dans les dernières années, car c’est là que j’ai le plus grandi. Je suis en perpétuel apprentissage à la Villa et c’est pourquoi je cherche toujours différents moyens d’y retourner. Chacune des activités proposées me permet d’avancer par rapport à différentes sphères de ma vie et c’est pourquoi j’en retire tant de bienfaits.

Gabrielle Guillemette :

J’ai connu la Villa des jeunes lorsque j’étais assez petite, alors que je faisais de la pastorale avec l’église de Saint-Félix-de-Cap-Rouge. Il y a ensuite eu un long moment où je ne suis plus allée et quand j’y suis retournée quelques années après, j’avais l’impression de retrouver un endroit qui m’avait vraiment manqué. Ce qui me frappe de la Villa, c’est la chaleur qui en émane, tant des animateurs que des gens qui participent aux activités que des salles en elles-mêmes qui dégagent quelque chose, une sorte d’aura qui nous fait sentir bien et à notre place peu importe ce que l’on vit.

Les valeurs que je perçois comme étant les plus fortes à la Villa sont l’accueil, le partage, la confiance et l’ouverture d’esprit. Personne ne se sent jugé quand il est à la Villa. On sait que l’on peut être écouté et compris même par de purs étrangers. Et sans même les connaître, on a confiance en eux. C’est un peu ce que j’ai vécu lors de mon expérience de ressourcement. Je ne connaissais pratiquement personne, mais je me suis sentie tellement accueillie, tellement écoutée, tellement en paix. Je pense que je venais justement chercher cette écoute en plus d’une libération d’un poids que j’avais sur les épaules. J’ai trouvé que l’atelier sur les relations amoureuses était très adapté à ma situation. J’ai pu exprimer ce que je ressentais en sachant que j’étais écoutée et que personne ne répéterait à qui que ce soit ce que je disais. L’atelier concernant le stress m’a aussi été très bénéfique, car il m’a permis de faire un retour sur moi-même en ce qui concerne cette pression que je me mets toujours sur les épaules pour réussir. Au final, je suis ressortie, suite au ressourcement, rafraichie, plus libre dans mes pensées et dans mes sentiments, éclairée.

Éric Labonté :

J’ai connu la Villa des Jeunes pour la première fois il y a bientôt 5 ans déjà dans le cadre de mon école secondaire. Notre enseignant d’Éthique et Culture Religieuse avait soulevé la possibilité de faire le Relais-Jeunesse sans nous donner d’autres informations que le fait que ce serait une espèce de retraite fermée de 24h. Absolument aucune autre information… La curiosité l’a emportée et je me suis lancé. Je me souviens d’être arrivé, un peu perdu, bardassé avec mon sleeping et des collations à devoir essayer de me mêler à un groupe que je ne connaissais presque pas à part un de mes très bons amis. J’ai été frappé par l’ambiance de la Villa dès les premiers moments. À partir du moment que je suis entré dans ses décors et ai rejoint les autres autour du feu de camp ou de la table à cochonneries, la tension est tombée en grande partie. J’ai eu la chance d’avoir vécu l’expérience avec un excellent groupe, des animateurs d’exception, et un animateur jeune incroyable. L’assurance de départ qui disait que rien qui ne se dirait à la Villa n’en sortirait a grandement facilité mon ouverture et l’expérience en soi.

Au fil des heures et des confidences, nous nous sommes surpris à nous ouvrir. À rire. À pleurer. À tellement pleurer. Des pleurs de soulagement et de douleur, mais des pleurs nécessaires. Je n’ai jamais pleuré autant qu’à la dernière étape. Je ne savais pas que ces relations me blessaient autant avant ce moment où je me voyais face à deux feuilles blanches qui n’ont toujours pas été noircies d’une quelconque façon. L’acceptation, la tendresse et la communication de la Villa me marqueront fort probablement à tout jamais. Même si je connaissais déjà plusieurs des enseignements qui nous y été donnés, la manière selon laquelle ceux-ci ont été tissés, inter reliés et amenés avec, en plus, des incitations à regarder qui nous sommes, comment nous interagissons avec les autres, et comment on pourrait améliorer les choses.

Aussi bizarre que ça puisse paraitre, le fait de me faire dire, à l’époque, que c’était correct et normal de pleurer, que j’avais de l’importance, et que, en plus, les choses vont s’améliorer si je prends soin de moi et des autres, ça m’a marqué profondément. Je ne crois pas que le métier que j’exercerai sera directement en lien avec la mission de la Villa, mais il est certain que mon expérience a fortement influencée mes relations avec les autres et m’a donnée certains outils nécessaires pour pouvoir être autant impliqué dans des organismes et faire de la relation d’aide. J’avais vraiment besoin de la Villa quand je suis tombé dessus. Même si j’aurais sûrement quand même fait tout ce que j’aurais pu pour aider les gens dans le futur, je peux dire avec certitude qu’elle serait différente. Que j’aurais sûrement déjà coupé les ponts avec ma famille ou changé mon fusil d’épaule à ce point ci dans ma vie. Assez ironiquement par contre, j’utilise encore des idées rencontrées à la Villa pour aider certaines personnes qui en ont besoin et j’aimerais beaucoup que leur concept de Relais-Jeunesse, de Traversée et cie soit exporté à d’autres endroits. J’ai l’intime conviction que ça pourrait aider beaucoup de personnes!

Claudie Létourneau :


Le 21 décembre dernier, le Clan des anciens de la Villa des Jeunes s’est réuni pour un temps de resourcement après une session d’école.

J’ai connu la Villa à l’époque lorsque j’étais encore au secondaire. C’est à ce moment que j’ai participé à la première activité, le Relais Jeunesse. À ce moment, durant mon adolescence, partager mes pensées et mes sentiments à d’autres jeunes qui vivaient la même chose que moi a réellement été un soulagement et m’a aidé à terminer sainement mon secondaire. Ce qui m’a aussi frappé de cet endroit, c’est l’ambiance de la Villa qui met les jeunes dans un état de confiance et de détente surprenant et qui ressource véritablement.

Bien que les locaux et l’ambiance y soient pour quelque chose dans la bulle de bien-être qu’est la Villa, l’équipe rend l’expérience aussi exceptionnelle. Elle devient pratiquement une seconde famille ; pourquoi ne pas comparer une journée de ressourcement avec des gens avec lesquels nous avons grandis spirituellement à un souper de famille ? C’est ce qui nous fait revenir. L’écoute, la générosité et l’amitié de l’équipe et du groupe des anciens procurent un bien fou dans une période plus stressante de notre vie. On en ressort plus reposé pour affronter la suite.

S’il y a une chose que je retiens de mes visites à la Villa, c’est qu’on oublie parfois de prendre du temps pour soi et qu’on sous-estime son importance. Pourtant, c’est le plus ressourçant.

Antoine Labrie :        Comment j’ai connu la villa des jeunes?

À la base j’ai fait le Relais-Jeunesse en secondaire 4 avec quelques amis et avec notre chère Mélissa Faucher comme animatrice. J’ai vraiment adoré le concept et l’ambiance chaleureuse que le Relai m’a procuré. J’en ai parlé avec l’AVSEC de mon école et ensuite je me suis fait invité à une réunion du Clan des ancien à la Villa des Jeunes par Mélissa. Grâce à elle, j’ai pu rejoindre le clan et Johanie Chabot a eu la gentillesse de m’accepter même si je ne remplissais pas tous les critères. Maintenant, je vais à pratiquement toutes les rencontres du Clan des anciens à la Villa des Jeunes et j’en sors toujours plus heureux.

Mélissa Faucher :

Ma première fois à la Villa n’a pas été pour un Relais ni une Traversée, mais bien pour une formation sur la confiance en tant que pair aidant où j’ai reçu en souvenir une perle bleue que j’ai toujours aujourd’hui. Quelques années plus tard, j’y suis retourneé pour y vivre, non pas mon relais, mais bien ma traversée. Eh bien non, je n’ai pas eu la chance de vivre mon Relais à la Villa, mais bien dans le petit village de Ste-Croix à la Maison Annick, une maison destinée aussi à faire des Relais pour les écoles secondaires de la région.

Toujours à ma première visite ce qui m’a frappée est sans surprise les décors. Ils sont si impressionnant, et ce, pour n’importe quel groupe d’âge. J’étais émerveillée au début du secondaire et encore aujourd’hui ça demeure un lieu unique.

Les valeurs importantes qui marquent particulièrement à la Villa sont le respect, l’authenticité et le développement personnel. Lorsque je suis à la VDJ, je ne sens plus la pression de vouloir plaire aux autres et je sens que je peux être moi-même sans être jugée.

L’expérience du ressourcement du Clan des anciens ne pouvait tomber mieux dans le temps. La semaine avant, je venais de repasser mes examens finaux de programmes, des examens qui déterminaient si j’avais l’obtention de mon diplôme. Inutile de dire à quel point j’étais stressée… Mon moment le plus fort du ressourcement a été le moment de silence du matin, car même si j’ai la foi, je ne me souviens pas la dernière fois d’un moment où j’ai pris un temps de silence complet et c’est à cet instant que j’en avais particulièrement besoin. Cela m’a permis de mettre mon stress de côté pour cet instant, ce que je n’ai pas fait souvent. La suite de l’avant-midi a été une bonne continuité à discuter autour d’une source de stress.

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