Série Présence de Dieu: « Tu pouvais aider. »

« J’espère vraiment que les choses vont bientôt revenir à la normale, » me disait mon mari pendant le déjeuner.

                Les choses ralentissaient après un été fou. J’avais récemment assumé un nouveau rôle à l’université Saint Mary’s du Minnesota et l’été était la période la plus occupée pour mon bureau. L’emploi était nouveau pour moi; nous étions à court dans le personnel et il nous fallait travailler environ 60 heures par semaine. Notre fils adulte qui avait emménagé chez nous temporairement était en train de déménager. Nous venions d’enterrer un ancien ami très cher dont nous avions pris soin. J’étais prête pour une « pause ». « Normal » me semblait le mot très approprié.

                Tard dans l’après-midi, une de mes étudiantes employées est entrée dans mon bureau avec une jeune fille qui la suivait. Elle me dit espérer que je puisse l’aider. Elle déménageait à l’université South Minnesota et n’avait pas où demeurer jusqu’au début des classes dans quelques semaines. Des problèmes, chez elle, l’avaient contrainte à partir et elle se retrouvait sans logis. Accepterions-nous de lui donner l’hospitalité?

                J’ai tout de suite pensé à toutes les raisons qui ne nous permettaient pas de le faire : J’étais fatiguée; Mon fils venait de déménager et la chambre était un gâchis; J’avais encore de la peine du décès de mon cher ami; Les choses ralentissaient au bureau, mais j’étais encore très occupée. De plus, ce n’est pas facile d’accueillir quelqu’un que tu ne connais pas!

                Je me suis excusée, promettant que j’essaierais de trouver quelqu’un pour l’aider et je leur ai donné congé. Dès que la porte de mon bureau a été fermée derrière eux, j’ai entendu une voix intérieure me dire : « De qui reçoit beaucoup, on attend beaucoup ». On faisait appel à moi de façon bien claire!

                À contrecœur, je me suis levée de mon bureau, je suis sortie pour leur dire qu’elle pouvait demeurer chez nous. Même si je n’étais pas 100% d’accord avec ce que je faisais, dès que j’ai vu son regard de détente et de gratitude, j’étais certaine d’avoir pris la bonne décision.

                Il se peut que nous lui ayons ouvert notre maison, mais elle nous a ouvert le cœur de tant de manières. Plus nous faisions connaissance et écoutions son histoire, plus nous prenions conscience que Dieu l’avait mise sur notre route pour une raison.

                Je suis maintenant contente d’avoir écouté Dieu et d’avoir eu le courage de croire assez en lui pour dépasser ma résistance, « sortir du bateau » avec foi.  Nous sommes maintenant récompensés par l’inclusion de cette superbe jeune femme qui, j’en suis certain, réalisera des choses merveilleuses.

                Elle aspire à obtenir un diplôme de l’université Saint Mary’s, ce qui va lui permettre « d’aider d’autres gens ». Pensons à l’effet multiplicateur… Dieu est bon!

Katherine Pederson, Director of Event Services Saint Mary’s University of Minnesota Winona, MN

Les commentaires sont fermés.

404