Alexandra Rozon, éducatrice lasallienne, propose le défi 30 heures de la faim.


Des centaines d’élèves participent au Défi des 30 heures de la faim en Outaouais et c’est une associée lasallienne qui est à l’origine du projet.

Quelque 450 élèves de 5e secondaire de l’Outaouais participaient, entre jeudi et vendredi, au Défi 30 heures de la faim, afin d’être sensibilisés aux impacts de la faim chez les élèves et chez les personnes vulnérables.

Les élèves devaient s’inscrire et prendre part à une levée de fonds pour l’organisme Moisson Outaouais, qui offre une conférence aux élèves dans le cadre du défi. Cette conférence a pour but d’informer les jeunes sur ce qui sera fait de l’argent amassé.

Le déroulement du défi est relativement simple : les élèves suivent leurs cours normalement pendant la journée, ils dorment à l’école et ne mangent pas pendant 30 heures. À la fin de l’épreuve, pendant la journée pédagogique de vendredi, un grand repas est organisé pour célébrer le succès des élèves.

« L’objectif, c’est de sensibiliser les élèves à la faim, » explique l’enseignante Alexandra Rozon.

« On parle souvent de la faim dans le monde, mais il y a également celle de notre région, en Outaouais. » Alexandra Rozon, enseignante

Cette expérience permet de développer l’empathie des élèves à savoir quels sont les effets de la faim et les impacts de devoir passer une journée à l’école ou au travail en vivant cette faim-là, qu’on n’a pas choisis nécessairement, souligne l’enseignante.

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Par ailleurs, des conférences et des ateliers sont offerts aux élèves en lien avec le défi. L’organisme Un jour d’espoir présente ses efforts pour venir en aide aux personnes itinérantes, par exemple. Les participants au défi peuvent aussi prendre part à un atelier sur les saines habitudes d’alimentation, explique Mme Rozon.

Elle signale que le défi s’est bien déroulé jusqu’à présent cette année. « On a perdu des guerriers qui soit ne se sentaient pas bien ou qui ne pensaient pas que c’était aussi difficile que ça, mais on reste une centaine de participants », explique Mme Rozon.

Popularité croissante

Trois écoles de la région participent à cette mouture du défi alors que deux autres établissements y prendront part en mars en raison de conflits d’horaire.

L’an dernier, les élèves qui ont participé au défi avaient été en mesure d’amasser 18 000 dollars. Il y a cinq ans, les participants avaient accumulé des dons totalisant environ 1000 dollars. Comme quoi le Défi 30 heures pour la faim ne cesse de gagner en popularité en Outaouais.

« Ça doit être vraiment difficile de vivre ça constamment, » pense Mathilde Gougeon, une élève qui participe au défi cette année. « On ne peut jamais se mettre dans la peau des gens qui souffrent de la faim, mais en faisant ce défi, on le voit que c’est difficile, que ce n’est pas agréable. »

Son collègue Gabriel Desjardins est du même avis. « Nous, on a toujours quelque chose à portée de main quand on veut manger, donc je voulais voir c’était quoi vraiment avoir faim et le maximum qu’on peut avoir faim sans avoir quelque chose à portée de main. »

Article de Radio-Canada (Ici Ottawa-Gatineau) puiblié le Publié le vendredi 22 février 2019 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1154523/defi-30-heures-faim-outaouais-gatineau

*Photo par Alicja sur Pixabay

Pour entendre un extrait vidéo de cette nouvelle:

https://www.fm1047.ca/extraits-audios/art-de-vivre/193789/alexandra-rozon-est-enseignante-et-organisatrice-du-defi-les-30-heures-de-la-faim-qui-commence-aujourdhui?fbclid=IwAR3WjJFrf6zFOw3Jj5kcChNDFp17W4izPjzrphKt_4xJxeP2vso1nrX6q2o

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