Réflexion d’une élève à la suite de son passage au Camp Notre-Dame de La Rouge

Réflexion d’une élève à la suite de son passage au Camp Notre-Dame de La Rouge

J’ai adoré l’expérience que j’ai vécue au camp de pastorale. Les activités, les leçons étaient très bien organisées et amusantes et la nourriture très bien.

L’activité que j’ai préférée c’était l’hébertisme. Au début, je me disais « Youpi, je vais pouvoir faire de l’arbre en arbre comme à Arbraska! » Mais après,  je me suis rendu compte que l’hébertisme au camp de  pasto n’était pas juste de l’arbre en arbre et de la tyrolienne, mais qu’il y avait une morale, une leçon à tirer de l’activité !

 

C’est ce que j’aimais du camp de pasto, avec chaque activité qui avait l’air tout à fait « normale » comme le jeu de l’aveugle ou le jeu de la « cruche », mais il y avait toujours à la fin une leçon que l’on pouvait en retirer.  J’ai adoré et c’est ce qui m’a marqué.

 

Après des réflexions avec les animateurs, j’ai réalisé que l’hébertisme était comme le chemin de la vie. Il y a des bas et des hauts et différents chemins pour chaque personne. Il est aussi beaucoup plus facile de descendre que de monter dans le parcours (comme la vie, on peut chuter à tout moment, mais on prend du temps à remonter.

 

Il y avait aussi le jeu de l’aveugle. J’ai eu un peu de difficulté avec ce jeu, je trouvais difficile de laisser quelqu’un me « contrôler », de laisser quelqu’un d’autre que je ne connais pas particulièrement, me guider. Mais à la fin, tout allait bien et il était plus facile pour moi de faire confiance à « ma guide ». Mais ce que j’ai le plus aimé après, c’était la réflexion faite ensemble avec les animateurs.

 

Parfois lorsque nous sommes dans des moments un peu plus noirs, il va toujours y avoir quelqu’un pour nous guider, nous aider. J’ai aussi réalisé personnellement que si nous ne sommes pas capables de faire confiance, nous n’allons pas être capables d’avancer dans la vie (comme dans le jeu). Faire confiance à la personne facilite le déplacement (pour aller de l’avant). Au début, lorsque nous ne faisons pas trop confiance à la personne qui nous guide, nous avançons avec un peu de difficulté sans trop savoir quoi faire, mais à la fin lorsqu’on s’y habitue, il est plus facile d’avancer et de réaliser les pas demandés plus facilement. Ça me fait penser un peu à Dieu.

 

Dieu est le guide et je suis l’aveugle. Je dois être capable de faire confiance à Dieu, même si je ne le connais pas particulièrement et que je ne l’ai jamais vu, pour avancer je dois lui faire confiance et dans les moments plus difficiles où je serai un peu dans le noir je saurai qu’il y a quelqu’un qui pourra m’aider à me guider vers le bon chemin.

L’activité m’a aussi touché (sensibilisé), car elle m’a fait réaliser qu’il y a des gens dans le monde qui sont aveugles et j’ai mieux compris comment ces gens doivent se sentir. J’ai réalisé que peu de gens ont la chance comme moi, de voir le soleil et les couleurs autour de moi. Ça m’a sensibilisé et m’a fait comprendre que même si je ne suis pas parfaite, je dois me compter chanceuse d’avoir la vue.

 

L’activité m’a aussi permis de faire un lien entre notre cours de religion à l’école et l’activité. Pendant ce jeu, je n’avais pratiquement aucune liberté physique. C’était une autre personne qui me contrôlait. Mais j’avais une liberté d’esprit et j’ai pris le choix de faire confiance à la personne qui me guidait, comme l’aurait voulu Jésus, au lieu de tricher et d’essayer de regarder en dessous du masque.

 

Une autre chose que j’ai apprise au camp de pastorale, c’est qu’il est important de prendre du temps pour moi-même. Ces derniers temps, j’ai eu l’impression de courir après quelque chose que je ne serai jamais capable de rattraper. Mais j’ai compris que l’humain est comme une rivière. Nous n’arrêterons jamais d’avancer et d’évoluer. Lorsqu’il y aura des obstacles, nous allons les contourner, trouver un autre chemin et continuer d’avancer. Parfois, la rivière avance très rapidement et parfois elle avance très lentement.

 

Dans notre vie, nous devons parfois ralentir avant de nous effondrer ou de frapper un obstacle que nous ne pouvons pas contourner.

 

J’ai eu grâce à mon expérience au camp pastorale, la chance de penser un peu à moi-même. De me dire que je devais ralentir un peu et ça m’a fait le plus grand bien au monde, juste de passer deux jours à réfléchir et de passer du temps à un endroit que j’apprécie beaucoup.

 

Après mon expérience au camp de pasto, je veux prendre le temps de réfléchir davantage. Lorsque je sens que je ne suis plus capable d’avancer, je dois prendre du recul et réfléchir.

 

Par exemple, si je reviens le vendredi soir avec plein de devoirs et que je suis épuisée, je vais prendre un moment pour moi et faire mes devoirs le samedi matin. Je vais essayer de réfléchir, de relaxer et de passer du temps avec ma famille.

 

Je suis comme une rivière, si je frappe un obstacle je vais trouver une façon de le surmonter, car je suis toujours en mouvement et je n’arrêterai jamais d’avancer, d’évoluer physiquement et spirituellement.

 

 

Réflexion d’une élève de l’Escale qui nous a été transmise par son animateur de pastorale, M. Jonathan Roy

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