Fête patronale en présence virtuelle: une expérience appréciée!
Samedi 9 mai avait lieu la traditionnelle fête patronale de notre Fondateur, saint Jean-Baptiste de La Salle. Habituellement, c’est à la Résidence De La Salle qu’elle se déroule, mais là, ce fut en mode confinement, c’est-à-dire chacun chez soi, que l’événement s’est tenu. Justement, le thème, Plus jamais seuls, mais ensemble, y faisait magnifiquement allusion. En effet, Plus jamais seuls est le titre de notre projet éducatif lasallien de district alors qu’ensemble évoque l’expression ensemble et par association si chère aux lasalliens et qui traduit l’attitude qui est la nôtre en lien avec notre mission d’éducation.
Ce sont plus de 50 personnes qui ont répondu à l’invitation. Plusieurs ont dû apprendre l’utilisation du logiciel de vidéoconférence Zoom, ce qu’ils ont réussi pour la plupart avec brio.
Des lasalliens de partout dans le monde se sont venus célébrer avec nous. Mentionnons au passage Frère Tim Coldwell, Conseiller général, Claude Reinhardt du district de France, Michele HETRU – VAN ENGELANDT de la fraternité Zoé, Claire Said, agente de pastorale au LIban et Colette Allix, déléguée au fraternités de France.
L’événement fut une occasion pour nous remettre en mémoire les difficultés qu’a vécu De La Salle, et comment il a placé sa confiance dans la divine Providence au moment où tout allait au plus mal (vœu héroïque). Ce mémorial a aussi donné lieu à de riches échanges sur les épreuves que nous traversons en ce moment.
Pour voir le contenu de cette célébration, cliquez sur l’image:
Frère Florent Gaudreault, Supérieur provincial nous a livré un message de circonstance. Le voici:
Bonjour à tous et à toutes!
Tout d’abord, je m’excuse de ne pas m’être rasé ce matin… ni leurs jours précédents! Il faut dire que j’ai perdu tout contact avec mon coiffeur-barbier depuis quelque temps… (Tim, it’s my lock-down look…)
- Moments ou De La Salle est sorti de sa zone de confort :
On peut dire tout d’abord que saint Jean-Baptiste de La Salle a passé sa vie à fuir le confort, au sens où l’on l’entend habituellement. Son confort était tout intérieur : il était un mystique, mais un mystique en action, comme le dit si bien le titre de sa biographie par Bernard Hours (qui, en passant, porte le même nom de famille que Sœur Louise, de Parménie…). Nous pouvons tout de même identifier quelques moments où les sorties de sa zone de confort furent plus évidents :
Quand il a amené les maîtres chez lui.
Quand il est parti vivre avec eux.
Quand il a dû faire face à ceux qui voulaient prendre le contrôle de ses établissements.
Quand il a accepté de revenir de Parménie, alors qu’il prévoyait terminer sa vie à la Grande Chartreuse. « Me voici! Qu’attendez-vous de moi? ».
Il a vécu une vie qu’il n’avait pas prévue. Il le confirme clairement à la fin de sa vie, disant que s’il avait su ce que ses choix l’amèneraient à vivre, il n’aurait jamais commencé… mais il le dit sans amertume, ne regrettant rien et même certain d’avoir fait ce que le Seigneur attendait de lui. Il n’a jamais eu, bien sûr, la moindre idée de l’ampleur que prendrait son œuvre.
Dire qu’il fut créatif, c’est absolument vrai, mais c’est peu dire. Il fut prophétique, sans rechercher le moindre intérêt personnel, s’étant même éloigné vers Parménie parce qu’il croyait que sa présence à Paris et aux environs nuisait aux Frères. C’est assez incroyable. Il fut un auteur prolifique (on peut se demander où il trouvait le temps d’écrire…) et tous ses écrits furent tournés vers ses Frères et l’œuvre qu’ils accomplissaient; absolument tous ses écrits, qui n’incluent rien d’introspectif.
- Propositions originales pour l’éducation des jeunes
Et nous, quand marchons-nous dans les pas de De La Salle?
Nous sommes dans les pas de De La Salle si nous cherchons constamment à répondre aux besoins des jeunes. Il suffit parfois de lancer des projets, sans prétention, pour qu’ils se développent au-delà de toute attente, prenant des directions tout à fait imprévues; ce fut le cas de chacune de nos œuvres, absolument chacune. Il ne faut pas arrêter de créer; nous le faisons clairement d’ailleurs dans la période actuelle et je félicite tous ceux et celles qui président les activités actuelles, qui sont originales et proactives. Mais dans l’ensemble de nos activités, en temps régulier, il ne faut pas penser que ce que nous faisons, c’est exactement ce qu’il faut, croyant avoir trouvé la solution, le bon moyen, nous contentant de poursuive ce qui a été commencé il y a des décennies; le besoin est peut-être ailleurs; il est peut-être criant, et peut-être ne l’avons-nous pas encore entendu. Il faut rester à l’écoute, ouvrir grands les yeux, être en état de veille, constamment.
- En terminant, je vous invite à profiter du temps absolument imprévisible que nous vivons pour prier De La Salle, et avec lui, pour garder notre regard allumé, espérant faire en sorte que nous saurons répondre à des besoins des jeunes que nous avons à peine commencer à voir. Continuons à nous montrer créatifs et, encore plus : prophétiques!
- Et merci à tous ceux et celles qui ont rendu possible l’événement d’aujourd’hui, soit en particulier les membres du comité organisateur, Philippe, Julie, Johanie et Denis, à la fois pour le concept et pour la mise en œuvre!
Bonne fête du Fondateur à tous les confrères, associés et partenaires! Et merci aux FF. Tim et Claude d’être avec nous!
F. Florent
Le 9 mai 2020

Vive Jésus dans nos cœurs! À jamais!


